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Le début de l’aventure: la naissance d’Itsaramai

Modèle construit sur la plage à Mae Haad - Ko Phangan - Thaïlande

Les prémices de l’aventure

En 2000 nous venions de décider de quitter la France pour l’Asie du sud est.
Nous passions déjà depuis des années (personnellement depuis 1981) trois mois par an en Thaïlande avec toujours environs deux mois à Ko Phangan, petite île dans le sud du Golfe de Siam.

Le projet se dessine, au sens propre comme au figuré. Construire un bateau en bois et sillonner autour des îles du coin avec en rêve lointain des navigations bien plus longues et pourquoi pas le tour des océans.

Les premiers plans de bateau sont esquissés et sur la plage de Ko Ma ou l’on vivait à l’époque. Nous étions juste en face de Mae Haad qui n’était encore qu’un hameau de pêcheurs avec quelques bungalows sommaires. La maquette du navire prenait toute mon attention.

De la maquette au chantier

Après avoir beaucoup dessiné il s’agissait de faire des plans et de se diriger vers un autre coin de l’Asie du sud est: l’Indonésie.

La rencontre par hasard d’amis d’amis qui étaient venus jeter leur ancre au large de notre plage préférée quelques deux ans auparavant avait déclenché le processus.

Du coup j’étais parti voir avec eux le chantier choisit, une famille de charpentiers Bugis sur une île minuscule Pulau Bonerate dans la province de Makassar au Sulawesi du Sud.
Plusieurs aller retours, par période de deux mois à cause des visas. Tout d’abord pour discuter les plans et signer le contrat de fabrication « Surat Fabrik ». Il fallait ensuite choisir les arbres et les faire abattre puis débiter en planches à l’aide de longues tronçonneuses avant de mettre tout ça à sécher avant de lancer la construction.

Plans Bateau Itsaramai
Plans Bateau Itsaramai

Charpentiers de marine indonésiens – 6 siècles de tradition

En six mois une équipe de cinq charpentiers a quasiment fini de monter la coque d’Itsaramai.
Ce n’est rien penseront certains avant de savoir que cela c’est passé sur une plage à quelques mètres des vagues, sans électricité, avec seulement des outils traditionnels à main. Scies de plusieurs modèles, ciseaux à bois, hermine (la fameuse « binku » des charpentiers indonésiens). Tarières pour faire les trous, gros maillets en bois et beaucoup d’huile de coude pour assembler tout ça !

En proposant les plans que je désirais, je leur laissais la liberté de construire le modèle spécial à leur île. Un Lumbo d’une longueur de quinze mètres.

Le jour ou je suis arrivée pour voir la coque finie j’ai eu une petite surprise…
Je ne voyais pas mon bateau sur la plage… Et pour cause, je le cherchais beaucoup plus petit, environ quinze mètres donc.
J’étais debout sur la plage seul, avec à coté de moi ou plutôt au dessus de moi, un vaisseau de presque vingt mètres.
Et oui les indonésiens sont partis d’une quille de la longueur demandée. C’est là qu’ils mesurent, le reste est fait à l’œil en proportion.

Magnifique artisanat dans la joie et la bonne humeur…

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